Le cinéma est né de la magie. Les deux arts partagent le même projet : créer l’illusion, ouvrir une porte vers une réalité parallèle. Le cinéma donne l’illusion du mouvement et du temps, une année de vie en une heure de film ; la magie rend l’impossible possible à quelques centimètres des yeux. Et c’est un magicien, Georges Méliès, qui a scellé leur histoire commune.
Méliès, le magicien qui inventa les effets spéciaux
Illusionniste et directeur du théâtre Robert-Houdin à Paris, Méliès a transposé au cinéma tout l’arsenal de la scène magique : machinerie théâtrale, pyrotechnie, effets d’optique, puis les trouvailles proprement cinématographiques, l’arrêt de caméra, le fondu enchaîné, la surimpression. Le septième art s’est construit là, au croisement de la science (la persistance rétinienne, l’étude du comportement) et de l’illusion. Les trois premières décennies du XXe siècle furent l’âge d’or de la magie : partout dans le monde, les grandes illusions tenaient le haut de l’affiche des music-halls.
Quand le cinéma a détrôné les illusionnistes
Dès 1910, le public bascule. Le film, réaliste et social, marginalise le prestidigitateur. Le cinéma devient art, technique, industrie ; les illusionnistes se font dévorer par ce qu’ils avaient contribué à inventer. Les music-halls se reconvertissent en salles de cinéma les uns après les autres, jusqu’au théâtre Robert-Houdin lui-même. La magie mettra près d’un demi-siècle à retrouver le haut de l’affiche, notamment à Las Vegas.
Trois films qui rendent hommage à la magie
Le Prestige (Christopher Nolan, 2006). Deux magiciens londoniens, joués par Hugh Jackman et Christian Bale, s’affrontent dans une rivalité destructrice. Le film le plus juste sur l’obsession du secret et le prix de l’illusion, même si certains effets penchent vers la science-fiction.
L’Illusionniste (Neil Burger, 2006). Un magicien dans la Vienne de la fin du XIXe siècle, inspiré de la nouvelle « Eisenheim the Illusionist » de Steven Millhauser. De grands magiciens de close-up ont accompagné les acteurs sur certaines scènes : cela se voit à l’écran.
Insaisissables (Louis Leterrier, 2013). Quatre magiciens braquent une banque en plein spectacle à Las Vegas. Moins fidèle à la vraie magie, mais la saga a fait entrer le close-up et le mentalisme dans la culture populaire, et elle continue : un troisième volet est sorti fin 2025.
La magie du cinéma, en vrai et à 30 centimètres
Ce que le cinéma simule avec des effets spéciaux, le close-up le fait en vrai, sans montage ni trucage numérique, à 30 centimètres de vos yeux. C’est le métier de Romain Key depuis plus de 20 ans : magie de proximité, démonstration de triche au poker digne d’une scène de casino, magie digitale sur tablettes et smartphones. Sa conférence au TEDx Bordeaux sur le contrôle de l’attention explique d’ailleurs ce que magiciens et réalisateurs partagent : l’art de diriger votre regard. Pour le vivre lors de votre événement, demandez un devis, réponse sous 24 heures.